Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Igor Stravinski

lundi 5 décembre 2016


Classiquenews.com - Articles

3 décembre

CD, compte rendu critique. INVOCATIONS, Katia & Marielle Labèque, pianos. Stravinsky, Debussy (Deutsche Grammophon, 2016)

Classiquenews.com - Articles CD, compte rendu critique. INVOCATIONS, Katia & Marielle Labèque, pianos. Stravinsky, Debussy (Deutsche Grammophon, 2016). Le Sacre dans sa parure brute, âpre pour deux pianos de 1913 accuse les arètes vives du génie franc de Stravinsky : c’est d’abord une sorte de déconstruction à deux voix, d’où surgit peu à peu au sein d’un maestrum originel, – sorte de puissance motrice matricielle, lourde, chargée, éruptive, d’une rare violence (déflagration des Augures printaniers)-, l’esprit de la pulsion première, primitive, archaïque ; la folie voisine avec l’obsession, la transe avec la fureur destructrice, celle des bacchantes (déchiquetant le corps du pauvre Panthée par exemple). La lecture suppose une très intéressante réflexion du Sacre, sa transposition sonore : entre Eros et Thanatos, désir et mort ; exaltation, sacrifice. Mer des instincts les plus sauvages où s’insinue aussi une ivresse éperdue, comme désespérée (« Rondes printanières », quasi disloquées, effilochées), jusqu’à l’exténuation de « Jeu des cités rivales » et la transe panique très incisive comme des éclairs tranchants, du dernier épisode de la partie I : « Danse de la terre ». Avec le deuxième volet du cycle (« Le Sacrifice »), les deux Sœurs installent un climat plus inquiétant : étrangeté superbement allusive du « largo » introductif (plus de 4 mn d’interrogation spatiale, temporelle, sonore…) : l’effet est saisissant et montre qu’il n’est pas besoin d’un plein orchestre pour exprimer la profonde inquiétude humaine, la perte de toute espérance, le renoncement à toute innocence : c’est pour nous l’instant où se joue tout le drame, le plus bouleversant du cycle, s’achevant avec la petite phrase initialement confiée au violoncelle… Car l’inéluctable peu à peu s’impose dans les 5 séquences qui suivent : affirmation à nouveau progressive, féline, ondulante…, d’une terrible mécanique, parfois semblant déréglée, mais surexpressive dans cette instabilité consciente, grimaçante, convulsive, – déchirée, …, qui chante l’inéluctable course au sang. Les deux pianistes rebattent les cartes du jeu chorégraphique, déplaçant les points centripètes de l’énergie expressive, redessinant d’un clavier à l’autre, le jeu des échos, des réponses d’un dialogue de plus en plus haletant : on se laisse alors entraîner dans cette course rituelle, tragique et libératoire dans l’ « Action des ancêtres », puis, dernier acte de la scène cathartique, la « Danse sacrale », introduite par une série d’acoups profondément déstabilisants : l’intelligence interprétative est là encore sidérante de justesse assumée, d’engagement à la fois glaçant et fascinant. C’est une lecture recréative d’une puissance millimétrée. Autant de palette de nuances crânement défendues affirme une compréhension intime de l’œuvre : la relecture et sur le plan de la transcription, la réécriture de chaque partie, compose une trame passionnante à suivre. Il était urgent et donc tout à fait légitime après écoute d’un tel choc sonore, d’exhumer la version originale pour deux pianos datée de 1913. Sans la présence de toutes les couleurs de l’orchestre que nous connaissons davantage, la force première de l’œuvre n’y perd rien, bien au contraire. Elle fulmine par sa sauvagerie canalisée. Des 6 Epigraphes antiques de Debussy, à la caresse suave contrastant très fortement avec les mondes sonores apocalyptiques de Stravinsky, affirment une toute autre spatialité musicale ; saluons surtout l’énigme de « Pour un tombeau sans nom » (Epigraphe II) et son caractère funambulique, de plus en plus liquide… Elle aussi d’une torpeur océane, envoûtante, lovée dans une marche plus affirmée néanmoins ; distinguons aussi la presque urgence plus narrative de l’Epigraphe III : « Pour que la nuit soit propice ». Toute en finesse, voire en lueurs crépitantes, parfois aveuglantes et fugaces, les Sœurs Labèque font vibrer dans la bonne résonance cet appel à la vie que Debussy proclame face aux reliefs antiques : du marbre silencieux, au mouvement des notes, c’est un hymne à la vie, en frémissements et évocations millimétrées, parfois en broderies qui conserve leur mystère suspendu. Le visuel de couverture est celui, rituel, énigmatique, d’un passage, entre ombre et lumière, entre paganisme primitif et antiquité revisitée. La conception globale de ce programme par lequel les deux sœurs pianistes reviennent à Deutsche Grammophon force l’admiration. CLIC de CLASSIQUENEWS de décembre 2016. CD, compte rendu critique. INVOCATIONS, Katia & Marielle Labèque, pianos. Transcription originale pour deux pianos du Sacre du Printemps (1913) de Stravinsky. Six Epigraphes de Debussy, idem (1915) — 1 cd Deutsche Grammophon — enregistré au studio KML à Rome en mars et août 2016.

Classiquenews.com - Articles

1 décembre

POITIERS. NOËL AU TAP : 3 programmes événements en décembre 2016

POITIERS. NOËL AU TAP : du 6 au 17 décembre 2016. Le Théâtre Auditorium de Poitiers présente un cycle entier dédié à Noël et spécialement conçu pour les fêtes de fin d’année 2016 : soit 3 programmes festifs, poétiques à ne manquer sous aucun prétexte… C’est d’abord UN BREAK à MOZART 1.1, les 6 et 7 décembre 2016 : en coopération avec le Centre chorégraphique national de la Rochelle et aussi l’orchestre en résidence, Orchestre des Champs-Elysées, le TAP propose un spectacle de danse hip-hop, soit 11 danseurs et 10 musiciens qui relisent les pages du Requiem et de l’opéra Don Giovanni du divin Wolfgang. Métissages des styles, rencontres des différences : la musique classique revivifiée par les pratiques contemporaines… RESERVEZ VOTRE PLACE pour UN BREAK à MOZART 1.1 http://www.tap-poitiers.com/un-break-a-mozart-11-1778 Le 11 décembre 2016, place aux feux orchestraux, ceux de l’Orchestre en résidence au TAP (aux côtés de l’Orchestre des Champs-Elysées), l’Orchestre Poitou-Charentes, piloté par un jeune maestro, déjà reconnu pour la finesse de sa sensibilité instrumentale et sa vive direction, affûtée, précise, nerveuse : Nicolas Simon – ex instrumentiste de l’Orchestre sur instruments anciens Les Siècles et lui-même porteur d’un fabuleux projet symphonique : la Symphonie des Lumières. Le dimanche 11 décembre 2016 à 16h, ce concert de Noël offre un programme éclectique et concertant (Concertos pour piano de Mendelssohn, Ravel, Mozart — soliste : Philippe Cassard, piano); puis en seconde partie, promenade symphonique, plutôt diverse et contrastée comprenant l’ouverture du Roi s’amuse de Delibes, Masques et bergamasques, Pavane de Fauré, enfin des extraits de néobaroque Pulcinella de Stravinsky. A Poitiers, pour Noël, les timbres instrumentaux, ciselés, nuancés, sont à la fête. VOIR Nicolas Simon diriger La Symphonie des Lumières RESERVEZ VOTRE PLACE pour le CONCERT DE NOËL AU TAP http://www.tap-poitiers.com/concert-de-noel-1780 Enfin, les 14, 15, 16 et 17 décembre 2016, la Compagnie XY offre une constellation d’épisodes spectaculaires inspirés par les arts du cirque. 22 acrobates allumés, déjantés cultivent l’art de la poésie acrobatique aux formes et figures impressionantes où le collectif s’appuie sur une entente renforcée : voltiges aériennes, colonnes à étages, pyramides, rondes mouvantes… Mains à mains et corps à corps construisent et déconstruisent d’insolites architectures humaines. Guidés par le chorégraphe Loïc Touzé, les intrépides évoluent avec fluidité sur les cadences rétro du lindy hop, les volutes électro et les silences intenses. Propulsés par des planches et des bascules, lancés sans filet, seules la confiance et la bienveillance équilibrent ces êtres ensemble. Et avec eux, il y a de la joie à tous les étages et pour tous les âges (dès 8 ans) ! RESERVEZ VOTRE PLACE pour « Il n’est pas encore minuit… » http://www.tap-poitiers.com/il-nest-pas-encore-minuit…-1781 + D’INFOS : consulter le site du TAP / NOËL AU TAP : 3 programmes festins pour Noël




Classiquenews.com - Articles

1 décembre

LILLE, ONL. L’amour, la danse par Jean-Claude Casadesus

LILLE. Le 1er décembre 2016 : Roméo et Juliette par Jean-Claude Casadesus. C’est l’un des axes majeurs de la nouvelle saison de l’Orchestre national de Lille 2016 – 2017 : « L’AMOUR ET LA DANSE », vertiges et passions romantiques par le fondateur historique de l’orchestre lillois, Jean-Claude Casadesus. La Rédaction de CLASSIQUENEWS a eu un vrai coup de cœur pour le dernier CD MAHLER (Symphonie n°2 Résurrection) réalisé par le chef et son orchestre en un cycle au souffle, dramatique et poétique, irrésistible. La même fusion complice devrait se déployer avec la même magie lors de ce premier volet du cycle intitulé « L’AMOUR ET LA DANSE ». La ballet a toujours été propice pour le dépassement de l’écriture orchestrale. Depuis le Sacre du Printemps de Stravinsky, nombre de musiques de danse sont devenues de véritable piliers des programmations destinées aux salles de concerts. En voici une nouvelle démonstration, remarquablement conçue tout au long de cette saison par l’Orchestre national de Lille. Cette saison est un cycle particulier qui voit la transmission se réaliser entre Jean-Claude Casadesus et son « successeur » récemment adoubé, Alexandre Bloch. Le programme pourrait exprimer la dialectique philosophique, amour sacré / amour profane (également peinte par le peintre Titien) : amour céleste grâce aux climats éthérés de Nuées du compositeur contemporain Dominique Probst. Passion convulsive, tragique, mortelle qu’incarne la reine d’Egypte Cléopâtre, telle que l’a rêvée, magnifiée, le jeune Berlioz, qui pourtant déconcertant le jury, n’obtint pas le Premier Prix de Rome (après deux autres tentatives : il triomphera l’année suivante avec La Mort de Sardanapale en 1830). Amours fulgurantes, spectaculaires, voire glaçantes dans la fresque Roméo et Juliette, Suite orchestrale tirée du très impressionnant ballet conçu par Prokofiev. Le programme est copieux, divers, fruit d’une caractérisation spécifique comme sait en ciseler les fruits instrumentaux, le chef devenu légendaire, Jean-Claude Casadesus. Concert événement. Cycle L’Amour et la danse I : Roméo et Juliette Orchestre national de Lille et Jean-Claude Casadesus JEUDI 1er DECEMBRE 2016, 20h Auditorium du Nouveau Siècle, LILLE RESERVEZ VOTRE PLACE Concert repris le 3 décembre 2016, au Colisée à LENS, 20h30 http://www.onlille.com/event/20169-romeo-juliette/ Programme : PROBST: Nuées BERLIOZ: La Mort de Cléopâtre PROKOFIEV: Roméo et Juliette (extraits) Direction : Jean-Claude Casadesus Mezzo-soprano : Hermine Haselböck (Berlioz) ________________ Rencontre avec le chef après le concert. Prochain volet du cycle L’AMOUR et LA DANSE, « Poème de l’extase » (Beethoven, R. Strauss, Scriabine), les 19, 20, 21, 24 et 25 janvier 2017. ________________ english : ROMEO AND JULIET LOVE AND DANCE SERIES, / EPISODE 1 Jean-Claude Casadesus has given his entire life over to music, with a passion unique to him. What could be more befitting to him than the Love and dance Series: with Dominique Probst’s poetic Nuées, Berlioz’s dramatic Death of Cleopatra, and Prokofiev’s legendary Romeo and Juliet, you are invited to truly celebrate life! Booking your place for this concert in Lille : http://www.onlille.com/event/20169-romeo-juliette/ ________________ discographie : CD, compte rendu critique. Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd évidence classics). Dans le premier mouvement, Jean-Claude Casadesus retrouve une partition qu’il connaît parfaitement pour l’avoir de nombreuses fois diriger et analyser. Le chef construit d’abord, un rempart progressif depuis le chant tellurique des contrebasses, porteur d’une énergie de plus en plus vive, après l’expression d’une certaine résignation coupable. La Totenfeier (Marche funèbre, requiem des illusions perdues) est ainsi magistralement exprimée dans son format spectaculaire, aux dimensions propres à celle d’un apocalypse, voire du Jugement Dernier. La baguette saisit et mesure l’ampleur des forces en présence comme l’enjeu de ce qui se joue ici : le destin d‘une vie. CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2016

Carnets sur sol

30 novembre

Winter is coming : après novembre, décembre

Oui, je suis un garçon cultivé, capable de citer les grands opus de la culture populaire. (Je n'ai d'ailleurs aucune idée de la référence précise à l'intérieur du scénario…) 1. Bilan d'octobre-novembre J'avais arrêté le dernier bilan, lors de la précédente notule d'annonce, au 20 octobre. Qu'on ne me dise pas que je n'ai pas été raisonnable : j'ai renoncé à voir le Dichterliebe avec harpe, le partenariat CNSM-Palerme dans Charpentier, des cours public de cor et de direction d'orchestre, le Second Trio de Mendelssohn par mes chouchoutes du Trio Sōra, Leyla McCalla dans son programme violoncellistique haïtien, les extraits d'Ariadne auf Naxos par un des orchestres du CNSM, la Neuvième de Mahler par l'Orchestre de l'Opéra, un bouquet de songs et mélodies par l'excellent ténor Charlesworth (de Lili Boulanger à Lennox Berkeley), une messe inédite d'Henri Frémart, quelques Histoires Sacrées de Bouzignac (atrocement documentées au disque), la reprise de la formidable production de Dido & Æneas venue de Rouen (avec Zaïcik en Didon et Mauillon en Magicienne !), des mélodies françaises accompagnées par Billy Eidi, la Neuvième de Beethoven par le Philharmonique de Strasbourg (et le Chœur de l'Orchestre de Paris), le récital parisien de la folkiste Weyes Blood, la délicate Légende de sainte Cécile de Chausson, le Septuor (pour quatuor et trois voix de femme) de Caplet… Et je m'apprête à m'éloigner du Fidelio HIP de Boyd, des extraordinaires variations sur El Pueblo unido de Frederic Rzewski (sans doute le cycle de variations le plus divers, accessible et complet qui soit !), des intermèdes de LULLY & Charpentier par Correas (avec Lombard & Dumora !), du Requiem de Pizzetti et d'un récital d'histoire du lied par L'Oiseleur des Longchamps. Car, croyez-le ou non, les spectacles ne sont pas la principale occupation des Lutins de céans, il y en a deux ou trois autres avant – et je ne mentionne même les contraintes additionnelles en raison de vilains déserteurs venus prêter main-forte à Qaanaaq pendant la haute saison. J'ai tout de même un peu occupé mon temps de façon avisée. Près d'une quinzaine de soirées depuis le dernier bilan. Il y a un peu de tout. ♥ Des inédits absolus : ♥♥ notamment des mélodies de Roland-Manuel (ami et biographe de Ravel, collaborateur de R. Strauss et Stravinski…) et Henriette Puig-Roget (organiste et accompagnatrice emblématique de l'ère Cluytens, pour faire simple), très belles, où l'on pouvait entendre de formidables jeunes chanteurs ; Cécile Madelin, plusieurs fois distinguées dans ces pages, dans le baroque français ou de le lied ; Edwin Fardini, un baryton-basse au rayonneent extraordinaire ; Brenda Poupard, un mezzo tout rond et délicat, d'un équilibre parfait ; ♥♥ ou bien la Messe d'Innocent Boutry (1661), uniquement donnée par Doulce Mémoire il y a vingt ans, jamais gravée, qui me donnera l'occasion de parler de l'esthétique de la messe musicale en province, au XVIIe siècle (notule minutieusement préparée…), mais aussi du nouvel ensemble spécialiste Le Vaisseau d'or, qui a en six mois d'existence acquis la maturité des plus grands [notule plus vaste en préparation] ; ♥♥ les sonates pour « piano et violon » d'Hérold et Godard, que je n'ai jamais vu passer au disque (ce doit probablement exister, vu la quantité de petits qui documentent la musique de chambre de tous les compositeurs un minimum célèbres) et qui ne sont en tout cas jamais données en concert. Couplées avec le passionnant et saisissant duo d'Alkan, et joués sur instruments d'époque (pianoforte, piano Érard, violons historiques montés en boyaux, diapasons spécifiques), à l'occasion de la soutenance de la thèse de Cécile Kubik sur l'inclusion des pratiques historiques du violon français dans les interprétations d'aujourd'hui. [notule ] ♣ D'autres bizarreries : ♣♣ Le Faune, Jeux et le Sacre du Printemps sur des instruments de facture française du début du XXe siècle, par Les Siècles, avec restitution et/ou inspiration chorégraphique de Nijinsky. Les chorégraphies inspirées ne sont pas très passionnantes (et l'originale plus intéressante que convaincante), mais l'équilibre spécifique des nouveaux, qu'on pourrait croire dérisoire, est réel – il révèle surtout, à cette époque, les progrès de facture (et apporte un surcroît de difficulté d'exécution à des œuvres déjà très exigeantes), mais ça renouvelle l'écoute, d'autant que Roth est un très grand chef capable d'en tirer parti. ♣♣ Lü Bu et Diao Chan, wuju (opéra de l'Ouest de la province du Zhejiang) par l'ensemble officiel chargé de la conservation de ce patrimoine. De l'opéra traditionnel chinois, très proche du kunqu (même instrumentarium, même construction avec dialogues chantants et numéros souples, même harmonie sans modulations, mêmes rythmes standardisés mais insaisissables, mêmes effets dramatiques – percussions de tension, chœur narratif en coulisse…). Simplement un peu plus de suona (hautbois chinois, celui avec le pavillon en métal). L'intrigue de cet opéra-ci est tiré de la matière historico-légendaire qui servit à l'établissement du roman Les Trois Royaumes. Pour les détails sur le genre (plutôt centré sur le kunqu), il existe une section spécifique dans CSS. ♪ De jeunes interprètes, futurs très grands de demain : ♫ Concert de l'ECMA, avec notamment le Trio avec piano Sōra et le Quatuor Bergen. [notule ] ♫ Concert de l'ECMA, avec notamment le Trio avec piano Zadig et le Quatuor Akilone. [notule ] ♫ Concerts au CNSM déjà mentionnés, avec Cécile Madelin, Edwin Fardini et Brenda Poupard. ♫ Clémence Barrabé enfin entendue en salle lors de l'anniversaire de l'ADAMI. (Petite déception en l'occurrence, la voix ne rayonne pas/plus comme je l'avais espéré, l'émission semble moins haute et claire, plus fondue. Mais elle conserve ses extraordinaires [r] uvulaires bien sûr.) ♫ Les Kapsber'girls, quatre à peine vingtenaires qui renouvellent, vraiment, l'approche des premiers airs de cour baroques italiens. Dans un programme autour des villanelles les plus facétieuses de Kapsberger et des saynètes de Merula et Strozzi, elles réactivent le texte (qu'elles racontent et communiquent, vraiment, rien à voir avec les plaintes standardisées qu'on se représente comme l'usage) et redonnent toute sa place aux effets de la rhétorique musicale (parodie de stile concitato chez Strozzi, servi par des passages en voix de poitrine ; mélismes qui ne sont pas décoratifs mais prolongent l'émotion, comme ces [i] guillerets d'ingioisce – « se réjouit » –, etc.). † Du théâtre exotique : †† Père (en réalité, ça se traduirait plutôt Le Père) de Strindberg à la Comédie-Française, mise en scène Depleschin. Très bien, surtout pour du Strindberg : thématique assez ibsenienne de dévoilement, le coup de théâtre et l'évolution psychologique en moins. Ça souffre de la comparaison, certes, mais c'est joliment fait (quoique d'une misogynie, ou plutôt d'une gynophobie assez délirante – une femme peut tenir l'Univers enserré dans ses projets innocemment maléfiques). Je l'ai fait malgré moi, voyez-vous. / C'est quelque chose qui est plus fort que moi. Ce genre de chose. En termes de réalisation, le bruit blanc de cordes frottées, suspendues à la même hauteur pendant 1h30, pour insuffler de la tension, est franchement très pénible dès qu'on se trouve sur les côtés, c'est-à-dire proche de la source d'amplification. Sérieusement, vous n'êtes pas capables de tenir une salle sans ce genre d'expédient ? Sinon, c'était très honnêtement joué, pas forcément varié (entre Kessler et Vuillermoz, forcément…), mais tout à fait opérant. †† Gens de Séoul 1909 de HIRATA Oriza, observation d'une famille de colons japonais. Complètement magnétique pour moi, mais il faut aimer la conversation gratuite. [notule ] †† Gens de Séoul 1919 de HIRATA Oriza. La même chose à dix ans d'écart (avec le début de l'indépendance coréenne), avec des chants en sus ! [compléments de Chris, d'autres à venir par DLM] ♠ Et, parce que je ne suis qu'humain, un peu de glotte et autres sinistres banalités : ♠♠ Sibelius 2 et Tchaïkovski 6 par le Philharmonique de Radio-France et Mikko Franck. Très bien. Sibelius joué très lyrique et discontinu, Tchaïkovski d'une emphase sans ironie. [notules : Tchaïkovski 6 , Sibelius 2 , interprétation ] ♠♠ Les Contes d'Hoffmann dans une édition prétendument Choudens et largement rectifiée par les découvertes (qui ont déjà 40 ans) de Fritz Oeser. Dans la plastique, originale, cohérente, saisissante et spectaculaire mise en scène Carsen, archi-rebattue, mais qui gagne vraiment, comme sa Rusalka, à être vue en salle. Avec Koutcher, Jaho, Aldrich, d'Oustrac, Vargas, R. Tagliavini, Lovighi, Briand, Lis… [deux notules : édition utilisée , interprètes ] ♠♠ Le Requiem de Verdi par Rhorer, avec un plateau enivrant : Vanina Santoni, Alisa Kolosova, Jean-François Borras, Ildebrando D'Arcangelo. Collaboration encore en rodage avec l'ONF (quantité de décalages, pas toujours bien gérés par le chef), qui m'a donné la matière pour beaucoup d'extraits sonores dans de futures notules – ce que c'est que d'accompagner un chanteur, la suite de la couverture vocale, le rapport timbre/projection, etc. Très belle soirée d'ailleurs, j'étais enchanté de réentendre l'œuvre, et aussi bien chantée. ♠♠ Soirée anniversaire de l'ADAMI (organisme de récolte des droits et promotion de jeunes artistes – bon sang, et ils dépensent l'argent de leurs cotisants en réunissants leurs anciens chouchous ?!). Programme assez original d'ailleurs pour ce type de pot-pourri, où j'ai le plaisir d'entendre pour la première fois en vrai Clémence Barrabé, de découvrir l'ampleur de Marc Scoffoni, de réentendre Mathieu Lécroart et quantité d'autres excellents chanteurs ou instrumentistes. Seul le chef, Brian Schembri, était véritablement redoutable – je croyais que c'était un chef dilettante choisi parmi les cadres musiciens de l'ADAMI, mais non, il est le principal chef du principal orchestre maltais, d'après sa biographie. Donc tant pis, pas de pitié, il y en a d'autres qui attendent la place. Ne pas arriver à suivre les chanteurs (pourtant disciplinés) dans de l'opéra XIXe est une chose, mais transformer des Verdi de maturité en fanfare aussi bruyante et vulgaire, c'est assez impressionnant… Sans chef, l'ONF aurait clairement fait mieux. Pour finir novembre, il me reste encore un programme d'airs de Kapsberger, Strozzi & Friends par les Kapsber'girls (avec gambe et guitare baroque, miam), ainsi que l'Iphigénie de Goethe. Je ne peux par ailleurs aller voir Metropolis accompagné par l'improvisation d'Escaich, lundi. Si cela intéresse quelqu'un, le concert étant (pour une fois) complet : voici . [passé et vendu] Bien, à présent que j'ai montré à quel point mes conseils sont géniaux (car c'était un peu mon agenda caché en vous détaillant ma vie ci-dessus), passons à ce qui vous sera peut-être utile : les repérages de décembre ! Nicolas POUSSIN, Le Triomphe des Arts ou la remise des Putti d'incarnat (Musée du Louvre.) 2. Il arrive le petit Décembre, il arrive ! Les petites gourmandises ne cessent pas tout à fait avec décembre. Voici une courte sélection de quelques pépites qui vous ont peut-être échappé. ► Œuvres rares, programmes originaux. ■ L'opéra chinois Le Roi Singe passe à Argenteuil (1er décembre). ■ Motets du milieu du XVIIe : Bertali et Froberger, véritables raretés, salle Turenne, ancien réfectoire des Invalides. Le 12. ■ Sonata da camera de Steffani (dommage, j'aurais tout lâché pour les airs chambristes !), cantate profane de Domenico Scarlatti. J.-Ch. Frisch et son ensemble XVIII-21, avec l'excellente Cyrille Gerstenhaber en soprano. ■ Histoires sacrées de Charpentier par l'ensemble Correspondances (avec Weynants, Richardot, Fa et une petite mise en scène de Huguet), Chapelle Royale de Versailles, le 14. ■ Programme de musique baroque sacrée latino-américaine de la Capella Mediterranea à la Chapelle Royale de Versailles, le 18. ■ Oratorio de Porpora à la Chapelle Royale de Versailles le 3. Beurk, mais il y aura Negri, Staskiewicz, Galou et l'excellent ensemble Les Accents, ce peut permettre de survivre. ■ Un opéra léger de Haydn, La Canterina, par les élèves du CNSM dirigés par Sigiswald Kuijken, avec une mise en scène. Les 9 et 10, également retransmis sur le site du conservatoire. ■ Oratorios de Mendelssohn (Élie) et Schumann (Le Paradis et la Péri) à la Philharmonie, on les entend peu en France. Le premier est peut-être bien le sommet du genre, et une des cîmes de Mendelssohn… Le second est un peu plus dans le reistre d'un Schumann opaque et poli, mais il contient de très belles choses (malgré un livret assez plat, prévisibilité du niveau des Trois petits cochons). ■ Mélodies de Gounod, Thomas et Bizet, airs de Paladilhe et David (et puis Rossini et Offenbach) par Chiara Skerath, le mardi 6 midi au Musée d'Orsay. ■ À l'exception d'une bizarre retransmission en décors (et chanteurs) naturels de France 3 il y a longtemps, la résurrection de L'Île du Rêve de Reynaldo Hahn, premier opéra du compositeur. Pas un chef d'œuvre, mais une très jolie chose, à redécouvrir à l'Athénée dans une très belle distribution francophone du 7 au 11. ■ L'Oiseleur des Longchamps propose un programme « algérien » de mélodies orientalisantes (avec des raretés absolues, parmi lesquelles du Dubois ou du Roland-Manuel), le 14, dans le théâtre byzantin de l'Hôtel de Béhague. ■ Le saisissant Stabat Mater de Szymanowski, l'une de ses œuvres les plus accessibles et les plus intenses, à la cathédrale des Invalides, le 11. Quelle saison, décidément ! ■ Suite des Comédiens de Kabalevski, Quatrième Symphonie de Nielsen par le Philharmonique de Radio-France (avec Vänskä, qui joue bien mieux cette musique que Sibelius !) le 2. ■ Naujalis, Čiurlionis, Eben, Mosolov à la cathédrale des Invalides, le 8. C'est un peu cher et l'acoustique n'est pas bonne hors des premiers rangs, mais le programme est sacrément intriguant. ■ L'ONDIF joue Chávez, Romero et Villa-Lobos à la Cité de la Musique le 13. Pas forcément de la grande musique, mais joué avec enthousiasme comme ce sera vraisemblablement le cas, ce peut être très chouette, parfait pour emmener un novice. ■ La transversale relativement banale Schumann / Kurtág dans la grande salle de répétition de la Philharmonie, le 16. Cette fois non avec les trios, mais avec les Microludes (son quatuor n°2, étrangement le plus joué – je trouve Officium breve, beaucoup plus rare, encore meilleur) et le Troisième Quatuor de Schumann, pour pas cher. ■ El Niño d'Adams, l'une de ses plus belles œuvres (quoique inégale), Nativité composite qui n'avait pas été rejouée en France, me semble-t-il, depuis sa création. Le 11 à la Philharmonie, avec le LSO de surcroît. ■ Deux concerts (gratuits) de musique contemporaine au CNSM, avec du Jarrell (Music for a While le 14 et autre couplage avec Dérive 1 et Leroux le 15). Par l'Ensemble ACJW. ► Interprètes et ensembles parrainés. ■ Pendant toute la première moitié de décembre, du jeudi au samedi, le Quatuor Hanson joue le Septième Quatuor de Beethoven à la salle Cortot (15€, à 20h). ■ Le Quatuor Arod joue à Tremblay-en-France les Quatuors n°13 de Schubert et n°15 de Beethoven (2 décembre, 19h). ■ Marie Perbost en récital à la BPI le 9 décembre (programme assez banal que vous pouvez retrouver dans l'agenda du CNSM ). Moins facile d'accès, elle chantera aussi le 15 au Petit-Palais, à 12h30. ■ L'excellent orchestre amateur (dont on ne peut pas vraiment entendre qu'il l'est…) Ut Cinquième donne, les 1, 3 et 4 décembre, la Septième Symphonie de Bruckner. ■ Blandine Staskiewicz chante des cantates italiennes de Haendel le 7 avec l'ensemble Pulcinella, salle Cortot. ■ Elle n'en a pas besoin, et je crois que tout glottophile digne de ce nom l'aura remarqué : Karita Mattila chante un bouquet de lieder amples au Châtelet (si le programme n'a pas été modifié depuis l'annonce de saison). Wagner, Brahms, R. Strauss et Berg, le 12. ► Cours publics. ■ CNSM : Joaquín Achúcarro (piano) en journée du 5 au 7, de même pour Barthold Kuijken le 15, Quatuor Ébène de 10h à 19h les 13 et 14, et cours de chant le soir avec Valérie Guillorit. ■ Conservatoire de Rueil-Malmaison : déclamation XVIIe siècle, en journée, les 1er et 12 décembre. ■ Rencontre entre Gérard Condé, Claude Abromont et François-Xavier Roth à propos de la Symphonie Fantastique de Berlioz, à la médiathèque Berlioz du CNSM, le 14 à 18h. ► Autres concerts gratuits. ■ L'Orchestre des Lauréats du CNSM (l'orchestre des déjà-diplômés/insérés, de niveau complètement professionnel) joue la Symphonie en ut de Bizet, la Sinfonietta de Britten, la Suite pour cordes de Janáček, dirigé par Jonathan Darlington ! ► Concerts participatifs. ■ Le 4, bal accompagné par l'Orchestre de Chambre de Paris au Centquatre (donc je suppose plutôt informel, pas trop de panique d'avoir revendu tous mes evening jackets et queues-de-pie). ■ Le 16, concert de l'Orchestre de Chambre de Paris où le public est invité à chanter pour les lullabies et carols qui complètent le programme. À la Philharmonie. Je crois qu'il y a des séances de préparation, mais ce doit être sold out depuis longtemps, il vous faudra donc y aller au talent. ► Théâtre. ■ Adaptation de Faust de Goethe au Ranelagh, pendant la seconde moitié du mois. ■ Adaptation de Faulkner à Herblay, le 11. Et plein d'autres choses à n'en pas douter. Si vous êtes curieux de ma sélection personnelle, elle apparaît en couleur dans le planning en fin de notule. Simon VOUET, Putto de CSS s'usant les yeux à la confection de l'agenda officiel (Musée du Louvre.) 3. Expositions Voici le fruit de mon relevé personnel, pas très original (je ne suis qu'un petit garçon pour les expositions, et il me reste tant de lieux permanents à découvrir), mais s'il vous inspire jamais… → Louvre – Bouchardon – 05/12 → Chantilly – Grand Condé – 02/01 → Cartier – Orchestre des Animaux – 08/01 → Custodia – Fragonard-David – 08/01 → École des Beaux-Arts – Pompéi – 13/01 → Orsay – Napoléon III – 15/01 → Petit-Palais – Wilde – 15/01 → Petit-Palais – La Paix – 15/01 → Louvre – Le Tessin – 16/01 → Guimet – Jade – 16/01 → Rodin – L'Enfer – 22/01 → Jacquemart-André – Rembrandt – 23/01 → Fontainebleau – Chambre de Napoléon – 23/01 → Delacroix – Sand – 23/01 → Judaïsme – Schönberg – 29/01 → Invalides – Guerres secrètes – 29/01 → Orangerie – Peinture américaine – 30/01 → Luxembourg – Fantin-Latour – 12/02 → Galliera – Collections – 17/02 → Arts Déco – Bauhaus – 26/02 → Dapper – Afrique – 17/06 → Histoire Naturelle – Ours – 19/06 → Histoire Naturelle – Trésors de la terre – jusqu'en 2018… Ce mois-ci fut très peu aventureux de mon côté : ♦ Bouchardon au Louvre, surtout des dessins préparatoires assez littéraux et quelques bustes qui ne valent pas mieux (muséographie indigente, au passage) ; ♦ la pompe Second Empire à Orsay, d'un goût… Napoléon III, mais la diversité du supports et quelques putti malfaisants méritent le détour ; ♦ collection Le Tessin au Louvre ; quantité de petits bijoux, crayonnés ou peints, figurant un badinage diversement innocent, absolument délicieux pour les amateurs de XVIIIe siècle ; ♦ mini-expos Puig-Roget et Roland-Manuel dans le hall des salles publiques du CNSM. Avec manuscrit de la première biographie de Ravel et carte postale rédigée par celui-ci, pour les plus fétichistes ; ♦ la seconde MacParis de l'année. Trouvé quelques photographes séduisants, mais l'impression de voir toutes les tendances depuis le début du XXe siècle : sous-Malévitch (oui, il y a des losanges blancs sur fond blanc à vendre…), sous-Basquiat, sous-art marxisto-dépressif engagé (tout en insultant le spectateur), poupées malsaines façon sous-Bourgeois, sous-Cartier-Bresson, photographies de ruines en pagaille (j'adore ça, mais on n'est pas exactement à l'avant-garde…), travailleurs de la matière brute, fausses perspectives, dessins avec jeux de mots… tout l'univers de l'art contemporain y passe (à l'exception notable des plasticiens-conceptuels, ce qui n'est pas précisément un mal). Le concept est néanmoins très sympathique : les artistes sont présents et ouverts à la discussion, très simplement, l'entrée est gratuite sur réservation, et on y propose aux visiteurs des crackers et du rouge bas de gamme, rien à voir avec les grandes cérémonies qui coûtent un bras (où les artistes exposés sont davantage dans les esthétiques à la mode et pas forcément meilleurs). Giovanni Battista TIEPOLO, Merveilles vues dans l'agenda de CSS (Musée du Louvre.) 4. Programme synoptique téléchargeable Comme les dernières fois : Les codes couleurs ne vous concernent pas davantage que d'ordinaire, j'ai simplement autre chose à faire que de les retirer de mon relevé personnel, en plus des entrées sur mes réunions professionnelles ou mes complots personnels. Néanmoins, pour plus de clarté : ◊ violet : prévu d'y aller ◊ bleu : souhaite y aller ◊ vert : incertain ◊ **** : place déjà achetée ◊ § : intéressé, mais n'irai probablement pas ◊ ¤ : n'irai pas, noté à titre de documentation ◊ (( : début de série ◊ )) : fin de série ◊ jaune : événement particulier ◊ rouge : à vendre / acheter Les bons soirs, vous pourrez toujours apercevoir mon profil imposant surplomber la plèbe rampante dans les escaliers clairsemés. Cliquez sur l'image pour faire apparaître le calendrier (téléchargeable, d'ailleurs, il suffit d'enregistrer la page html) dans une nouvelle fenêtre, avec tous les détails. Toutes les illustrations picturales de cette notule sont tirées de photographies du Fonds Řaděná pour l'Art Puttien, disponibles sous Licence Creative Commons CC BY 3.0 FR . Non, décidément, avec le planning (et les putti) de CSS, décembre est le mois le plus lumineux de l'année !



Classiquenews.com - Articles

30 novembre

VIDEO, entretien. Opéra de Tours : présentation de la saison 16-17 par Benjamin Pionnier, nouveau directeur

VIDEO, entretien. Opéra de Tours : présentation de la saison 16-17 par Benjamin Pionnier, nouveau directeur. Nouvellement nommé à la direction de l’Opéra de Tours, le chef d’orchestre Benjamin Pionnier présente les lignes artistiques de la saison 2016-2017, saison symphonique avec l’Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire / Tours, et saison lyrique (7 opéras). Benjamin Pionnier précise les orientations et les choix qui offrent à la nouvelle saison sa cohérence. Ayant une idée très précise de la sonorité finale ciblée, il s’agit d’enrichir encore le travail avec les musiciens de l’orchestre symphonique grâce à un choix de répertoire renouvelé (poèmes symphoniques, compositeurs anglais du début du XXè ou Stravinsky..). ; les jeunes publics ne sont pas oubliés (concerts bébé concerts pour les Petites Oreilles), comme concernant les opéras programmés, Benjamin Pionnier a sélectionné un cycle révélant la forte personnalités de metteurs en scène dans des oeuvres inédites à Tours (Russalka, L’Homme de la Mancha…). Entretien vidéo © studio CLASSIQUENEWS.TV — réalisation : Philippe Alexandre PHAM 2016 LIRE aussi notre présentation des temps forts de la nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Opéra de Tours ____________________ Opéra de Tours, saison lyrique 2016 – 2017. Présentation générale et temps forts de la saison opéra à Tours sous la conduite de son nouveau directeur, le chef d’orchestre, Benjamin Pionnier. Si l’on voulait dégager une ligne artistique principale, la nouvelle saison lyrique tourangelle met l’accent sur les grandes amoureuses tragiques et passionnées, telle Lucia, Tosca, Russalka, sans omettre la délicieuse Lakmé. C’est de toute évidence, l’affirmation au Grand Théâtre de Tours, du répertoire autant lyrique que symphonique, car ici, Puccini, Dvorak, ou Delibes affirment, chacun idéalement, un sens de la couleur et des atmosphères phénoménal. Pour servir ces choix prometteurs, l’Opéra accueille quelques grandes divas de l’heure, sans omettre la coopération toujours active de l’orchestre maison, l’OSRCVLT – Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire / Tours, invité à défendre des partitions orchestralement passionnantes… Pas moins de 7 propositions lyriques à venir en 2016 – 2017, à partir de septembre 2016 à l’Opéra de Tours qui propose ainsi, d’abord en ouverture de saison nouvelle, un somptueux récital lyrique mettant en avant l’une des divas françaises les plus bouleversantes de l’heure (et ces dernières années étrangement absente du paysage hexagonal), la soprano coloratoure Annick Massis. L’équipe de Classiquenews se souvient de son éblouissante Traviata à Liège (VOIR notre reportage vidéo exclusif) : incandescence des phrasés d’une finesse absolue, technicité coloratoure parfaite, surtout instinct et style vocal d’une irréprochable vérité : des qualités aussi exceptionnelles que rares qui font de “La Massis”, l’une des dernières divas belcantistes de notre siècle avec … Edita Gruberova. La diva a tout aujourd’hui pour convaincre et éblouir et c’est un récital événement qui se profile ainsi à Tours, le vendredi 16 septembre 2016 , 20h (Airs d’opéras de Donizzetti, Bellini, Rossini, Massenet, Debussy… sous la direction de Benjamin Pionnier). EN LIRE +

Classiquenews.com - Articles

28 novembre

LILLE, concert de Jean-CLaude Casadesus

LILLE. Le 1er décembre 2016 : Roméo et Juliette par Jean-Claude Casadesus. C’est l’un des axes majeurs de la nouvelle saison de l’Orchestre national de Lille 2016 – 2017 : « L’AMOUR ET LA DANSE », vertiges et passions romantiques par le fondateur historique de l’orchestre lillois, Jean-Claude Casadesus. La Rédaction de CLASSIQUENEWS a eu un vrai coup de cœur pour le dernier CD MAHLER (Symphonie n°2 Résurrection) réalisé par le chef et son orchestre en un cycle au souffle, dramatique et poétique, irrésistible. La même fusion complice devrait se déployer avec la même magie lors de ce premier volet du cycle intitulé « L’AMOUR ET LA DANSE ». La ballet a toujours été propice pour le dépassement de l’écriture orchestrale. Depuis le Sacre du Printemps de Stravinsky, nombre de musiques de danse sont devenues de véritable piliers des programmations destinées aux salles de concerts. En voici une nouvelle démonstration, remarquablement conçue tout au long de cette saison par l’Orchestre national de Lille. Cette saison est un cycle particulier qui voit la transmission se réaliser entre Jean-Claude Casadesus et son « successeur » récemment adoubé, Alexandre Bloch. Le programme pourrait exprimer la dialectique philosophique, amour sacré / amour profane (également peinte par le peintre Titien) : amour céleste grâce aux climats éthérés de Nuées du compositeur contemporain Dominique Probst. Passion convulsive, tragique, mortelle qu’incarne la reine d’Egypte Cléopâtre, telle que l’a rêvée, magnifiée, le jeune Berlioz, qui pourtant déconcertant le jury, n’obtint pas le Premier Prix de Rome (après deux autres tentatives : il triomphera l’année suivante avec La Mort de Sardanapale en 1830). Amours fulgurantes, spectaculaires, voire glaçantes dans la fresque Roméo et Juliette, Suite orchestrale tirée du très impressionnant ballet conçu par Prokofiev. Le programme est copieux, divers, fruit d’une caractérisation spécifique comme sait en ciseler les fruits instrumentaux, le chef devenu légendaire, Jean-Claude Casadesus. Concert événement. Cycle L’Amour et la danse I : Roméo et Juliette Orchestre national de Lille et Jean-Claude Casadesus JEUDI 1er DECEMBRE 2016, 20h Auditorium du Nouveau Siècle, LILLE RESERVEZ VOTRE PLACE Concert repris le 3 décembre 2016, au Colisée à LENS, 20h30 http://www.onlille.com/event/20169-romeo-juliette/ Programme : PROBST: Nuées BERLIOZ: La Mort de Cléopâtre PROKOFIEV: Roméo et Juliette (extraits) Direction : Jean-Claude Casadesus Mezzo-soprano : Hermine Haselböck (Berlioz) ________________ Rencontre avec le chef après le concert. Prochain volet du cycle L’AMOUR et LA DANSE, « Poème de l’extase » (Beethoven, R. Strauss, Scriabine), les 19, 20, 21, 24 et 25 janvier 2017. ________________ english : ROMEO AND JULIET LOVE AND DANCE SERIES, / EPISODE 1 Jean-Claude Casadesus has given his entire life over to music, with a passion unique to him. What could be more befitting to him than the Love and dance Series: with Dominique Probst’s poetic Nuées, Berlioz’s dramatic Death of Cleopatra, and Prokofiev’s legendary Romeo and Juliet, you are invited to truly celebrate life! Booking your place for this concert in Lille : http://www.onlille.com/event/20169-romeo-juliette/ ________________ discographie : CD, compte rendu critique. Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd évidence classics). Dans le premier mouvement, Jean-Claude Casadesus retrouve une partition qu’il connaît parfaitement pour l’avoir de nombreuses fois diriger et analyser. Le chef construit d’abord, un rempart progressif depuis le chant tellurique des contrebasses, porteur d’une énergie de plus en plus vive, après l’expression d’une certaine résignation coupable. La Totenfeier (Marche funèbre, requiem des illusions perdues) est ainsi magistralement exprimée dans son format spectaculaire, aux dimensions propres à celle d’un apocalypse, voire du Jugement Dernier. La baguette saisit et mesure l’ampleur des forces en présence comme l’enjeu de ce qui se joue ici : le destin d‘une vie. CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2016

Igor Stravinski
(1882 – 1971)

Igor Stravinski (17 juin 1882 - 6 avril 1971) est un compositeur et chef d'orchestre russe (naturalisé français, en 1934, puis américain, en 1945) de l'époque moderne, considéré comme l'un des compositeurs les plus influents du xxe siècle. L'œuvre de Stravinski, qui s'étend sur près de soixante-dix années, se caractérise par sa grande diversité de styles. Le compositeur accéda à la célébrité durant sa première période créatrice avec trois ballets : L'Oiseau de feu (1910), Petrouchka (1911) et, surtout, Le Sacre du printemps (1913). Le Sacre, son œuvre la plus célèbre, eut un impact considérable sur la façon d'aborder le rythme en musique. Dans les années 1920, sa production musicale prit un virage néoclassique et renoua avec des formes traditionnelles (concerto grosso, fugue et symphonie). Dans les années 1950, enfin, Stravinski explora les possibilités de la musique sérielle en utilisant les techniques les plus avancées de son époque.



[+] Toute l'actualité (Igor Stravinski)
1 déc.
Classiquenews.com...
1 déc.
Classiquenews.com...
30 nov.
Carnets sur sol
30 nov.
Classiquenews.com...
28 nov.
Classiquenews.com...
26 nov.
Classiquenews.com...
25 nov.
Resmusica.com
19 nov.
Classiquenews.com...
16 nov.
Resmusica.com
13 nov.
Classiquenews.com...
10 nov.
Classiquenews.com...
8 nov.
Classiquenews.com...
8 nov.
Le blog d'Olivier...
5 nov.
Resmusica.com
4 nov.
Jefopera
29 oct.
Classiquenews.com...
28 oct.
Carnets sur sol
28 oct.
Resmusica.com
28 oct.
Le blog d'Olivier...
26 oct.
Resmusica.com

Igor Stravinski




Stravinski sur le net...



Igor Stravinski »

Grands compositeurs de musique classique

Sacre Du Printemps Oiseau De Feu Petrouchka

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...